Après le vent, le froid, la pluie et les beautés de la Patagonie, notre arrivée à San Pedro de Atacama nous a paru presque irréelle. Une différence de température d'au moins 15°c (adieu Damart, polaires, bonnets et autres écharpes), du soleil, du soleil, du soleil, des petites maisons en adobe, une pension toute mignonne, des rues en terre battue, des boutiques pleines de jolies choses à acheter, des gens en short, des jus de fruits frais, et une vie nocturne (la température plus clémente s'y prête)... bref les vacances !
Notre premier jour fut dédié en partie à organiser nos prochaines aventures : petite incursion en Bolivie vers le légendaire Salar d'Uyuni, Vallée de la Lune, balade à cheval au milieu du désert, astronomie... euh... visite des premières boutiques et premiers achats :-)
Nous voilà donc parties pour la Bolivie.... Le moins que l'on puisse dire c'est que ce fut épique en terme d'organisation : refuge avec des lits tout pourris, gens à peine accueillants voire pas du tout, guide/chauffeur pas très loquace voire qui nous raconte n'importe quoi (bon alors vous dormirez à Uyuni le deuxième soir, pis non finalement le 3ème, pis non finalement pas du tout, vous repartez dans 4 heures !!!). Nous avons aussi eu droit à une montée en altitude ultra-rapide : de 2400m a 4900m en 1h.... Nous n'avons heureusement pas réellement souffert du mal de l'altitude (dont je vous épargnerai les symptômes). Une seule chose : à 4900m d'altitude, on ne court pas et surtout on n'oublie pas de respirer :-)
Mais les paysages nous ont facilement fait oublier tous les soucis matériels : les couleurs magnifiques et étonnantes des laguna Verde, Blanca et Colorada, les milliers de flamands roses, les déserts de pierre, les ocres, marron et orange du volcan Licancabur, les champs de quinoa multicolores... Et puis en apothéose la beauté hallucinante du Salar d'Uyuni : le blanc éclatant et aveuglant de cette mer de sel de 12 000 km2 (oui c'est bien le bon nombre de zéros) qui tranche avec le bleu du ciel, les réflexions magiques de ce même ciel et des montagnes environnantes dûes à des semaines de précipitations, la Isla Pescado et ses innombrables cactus millénaires ... bref, l'impression d'être sur une autre planète, dans une autre dimension, que le temps s'est arrêté.
Et puis après quelques heures passées à Uyuni (un grand merci au passage à Gabriel et sa petite famille pour leur adorable accueil... et pour le déjeuner), nous sommes reparties pour San Pedro. Grâce aux recommandations d'un de nos sympathiques compagnons de voyage en Bolivie, Tomas, nous avons pu faire deux très belles excursions avec Nino. La première vers une lagune aussi salée que la Mer Morte (c'est super drôle d'essayer de nager dans ces conditions là) et lac de sel, la deuxième dans un canyon aux roches couleurs d'arc-en-ciel. Nous avons également pu découvrir le ciel étoilée austral et voir grâce à de gros télescopes (agrandissement jusqu'à 400x) la surface de la Lune, Jupiter, Saturne. Un vrai bonheur et l'impression d'être retombée en enfance. Nous avons également eu la chance de contempler un magnifique coucher de soleil sur la Vallée de La Lune. Et puis pour finir en beauté (... et en courbatures), une activité manquait à notre carte de visite désormais bien remplie : l'équitation. Nous sommes donc parties avec Paulo et nos deux fringants destriers pour 4h de balade dans le désert vers la très jolie oasis de Better.
Et puis ce fut l'heure de prendre notre dernier avion avant le retour. Direction Santiago. Notre séjour y fut court mais nous a laissé le temps d'apprécier la façon de conduire des gens là-bas (et surtout des dizaines de bus qui parcourent les rues même tard le soir) et surtout d'en découvrir un peu plus sur le poète Pablo Neruda en visitant sa très belle maison de Santiago. Et puis, nous avons finalement du nous séparer de notre dernier billet d'avion (enfin sans les talents de négociatrice d'Alex, j'aurais pu ne pas le prendre ce fichu avion) et nous revoilà ! De retour à Paris après 3 mois de périple. Nous espérons vous avoir fait rêver et partager autant que possible notre vie pendant cette période.
Bises à tous |